Nos illustrations
Découvrez l'histoire derrière nos espèces illustrées.


Ma mère
Lorsque j'ai débuté le projet d'House of Elia, je souhaitais que ma mère y participe à sa façon. C'est d'elle que me vient cet amour et cette fascination pour la nature. Elle nous a appris, à mes frères et moi, à réaliser des herbiers et elle nous enseignait les vertus des plantes qui poussaient dans le boisé derrière notre maison.
Elle m'a donc aidé à sélectionner les plantes qui allaient constituer ma première collection et elle a rédigé de jolis textes ludiques et éducatifs présentant chacune de ces espèces.
Vous pouvez retrouver ses textes sur notre site web et je vous encourage à les lire à vos enfants 🤍.

LE BLEUET (MYRTILLE)
Le bleuet ou myrtille est un petit fruit savoureux qui doit son nom à sa jolie couleur bleue. On le retrouve à l’état sauvage ou il peut être cultivé. Assez commun en Amérique du Nord et en Europe, il fait partie de la famille des Éricacées, comme la canneberge.
À l’état sauvage, on le retrouve sur de grandes étendues dans les sols pauvres et sablonneux, ou encore des lieux très humides comme les tourbières. Il n’est pas exigeant mais a besoin d’espace et de soleil. Il pousse assez au Nord où il colonise de grands espaces, après des incendies ou des coupes forestières. Certains buissons de bleuets peuvent vivre une centaine d’années dans les habitats qui leur conviennent.
Au printemps, les plants de bleuets sont remplis de jolies petites clochettes blanches qui poussent en grappes et se transforment en fruits. On récolte ces petits fruits ronds et bleutés à la fin de l’été. Les ours en sont aussi très friands et peuvent en manger de grandes quantités.
Le bleuet est très bon pour la santé. Comme il est très sucré et nourrissant, il donne beaucoup d’énergie aux animaux et aux personnes qui le consomment. Il est bon pour la vision et pour la digestion. Il est aussi rempli de vitamines et d’antioxydants qui nous protègent de plusieurs maladies.
Depuis longtemps, les Premiers Peuples d'Amérique du Nord cuisinent le bleuet de plusieurs façons : dans la bannique, le pain amérindien cuit sur un feu de bois, et dans le pemmican, un mets à base de viande, de graisse et de petits fruits sauvages, dont le bleuet. Le pemmican est un aliment qui procure beaucoup d’énergie. Comme c’est un mets séché, il se conserve longtemps, sans besoin d’un réfrigérateur. Il est très utile lorsqu’on fait de longs trajets en forêt ou de la randonnée pédestre.


LA VERGE D’OR
La verge d’or est une belle fleur jaune doré qui pousse dans les champs et les bordures de routes, de juillet à septembre. Sa présence annonce l’automne. Elle appartient à la famille des Astéracées dont plusieurs fleurs ressemblent à de petites étoiles. Elle aime la lumière et la chaleur. Elle s’installe donc dans les espaces dégagés et sans arbres. La verge d’or produit beaucoup de graines qui poussent en tombant au sol et forment de grandes colonies dorées. Ces colonies s’agrandissent aussi grâce à des rhizomes, des tiges souterraines. Les plants sont vivaces, ils repoussent à chaque année et certaines colonies peuvent vivre près d’une centaine d’années.
La verge d’or mesure en général un mètre mais elle peut pousser plus haut et atteindre plus de 2 mètres! C’est une plante très utile pour les humains et les animaux. Les abeilles aiment beaucoup butiner ses fleurs pour produire un miel doré qui a un très bon goût. Avec les fleurs et la tige on peut aussi teindre de la laine ou des vêtements d’un beau jaune vif. Elle est utile pour soigner les personnes : on l’utilise en infusion, une sorte de thé, pour soigner les rhumes et autres malaises des voies respiratoires. Elle aide aussi à soigner divers problèmes liés à la digestion. Elle sert également de nourriture pour les bovins et les chevaux.
On la retrouve en Amérique du Nord, du Mexique à l’Alaska, mais aussi en Europe et au Japon où elle a été introduite comme plante ornementale, car on la trouvait jolie. Comme elle pousse facilement, certains la trouvent un peu envahissante car elle a tendance à s’installer à la place d’autres espèces locales. Il ne faut cependant pas oublier tous les services que nous rendent ces jolis bouquets dorés!
MATTEUCCIE FOUGÈRE-À-L’AUTRUCHE
La Matteuccie fougère-à-l’autruche est une belle fougère gracieuse qui doit son nom à ses longues feuilles en forme de plumes d’autruche qui peuvent mesurer de 1 à 2 mètres de hauteur.
Au printemps, quand on se promène au bord d’un ruisseau ou d’une petite rivière, on aperçoit parfois une drôle de plante qui sort de terre avec de jolies feuilles vertes toutes enroulées qui ressemblent à l’extrémité d’un instrument de musique, le violon. On appelle aussi ces jeunes feuilles de fougère, des têtes-de-violon ou crosses-de--violon. Puis, avec le soleil et la chaleur du printemps, ces feuilles se déroulent rapidement et deviennent une magnifique fougère qui pousse en formant comme une couronne au sol. Elle n’aime pas pousser toute seule, elle préfère vivre comme dans une grande famille qu’on appelle une colonie.
Cette fougère a besoin de beaucoup d’humidité et d’un peu d’ombre pour grandir; elle aime pousser les pieds dans l’eau et à l’abri du soleil. Lorsque la neige fond au printemps, elle a donc tout ce qu’il faut pour grandir. Elle aime aussi les sols riches et les forêts humides.
Les Premières Nations du Canada et du nord-est des États-Unis avaient l’habitude de récolter des têtes-de-violon au printemps et d’en faire cuire pour s’en nourrir. De nos jours, on récolte encore les têtes-de-violon en avril ou au début mai, puisque c’est délicieux et plein de vitamines. Elles ont un goût délicat qui rappelle celui des asperges ou des haricots verts. Au printemps, on attend impatiemment leur sortie de terre, car c’est un des premiers légumes sauvages que l’on peut manger, tout juste après la fonte des neiges. Mais on doit s’assurer de récolter peu de jeunes feuilles sur chaque plant, pour protéger ces fougères et leur permettre de survivre. Ainsi les prochaines générations auront aussi avoir le bonheur d’en déguster longtemps!


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